08/01/2015

Voeux de la Présidente de la Confédération

C'est avec un grand plaisir que j'ai écouté il y a quelques jours les vœux de notre nouvelle Présidente de la Confédération Madame Simonetta Sommaruga. Mise à part les paroles dites c'est aussi le lieu de l'enregistrement qui m'a beaucoup plu.

Quel bonheur de vivre dans un pays où une personnalité politique de tel niveau peut tout simplement se mélanger à la foule et enregistrer une allocution au milieu du marché de la place Fédérale après y être arrivé en transport public. Le plus beau et le plus parlant a certainement été de voir les gens autour à la fois interloqués de la voir enregistrer son allocution mais surtout les voir passer sans vouloir la déranger.

La présence de la Présidente de la Confédération sur cette place Fédérale me rappelle une histoire bien suisse arrivée il y a une quinzaine d'années alors que cette même place servait également de parking lorsqu'il n'y avait pas le marché. Mon grand-père maternel s'y trouvait et aidait ma grand-mère en chaise roulante à entrer dans sa voiture. Il entendit la voix d'une femme lui proposant son aide. Lorsqu'il se retourna il vit que cette femme parlant le suisse-allemand avec un accent romand était la conseillère fédérale de l'époque Madame Ruth Dreifuss.

Lorsque nous mettons ces situations en parallèles et surtout les vœux présidentielles suisses en parallèles avec par exemple les vœux présidentielles français ceci nous montre ce qu'est l'esprit suisse. En effet d'un côté notre Présidente en toute simplicité au milieu d'un marché et de l'autre côté le Président français également socialiste transmettant ses vœux depuis son palais républicain rempli de dorures. Cette image est un exemple expliquant une meilleure maitrise des couts du côté helvétique.

L'allocution de la Présidente de la Confédération met aussi en évidence le service de sécurité relativement faible de nos politiciens si nous le comparons à ceux d'autres pays. Je me souviens d'avoir un jour été à Odessa en Ukraine où je parlais avec un contact professionnel. Il m'expliquait comment les ministres de son pays étaient protégés et à mon tour je lui expliquais que les nôtres pouvaient être vu sans service de sécurité dans les rues de Berne. Je lui ai simplement dit que quelqu'un de bien n'avait en principe pas besoin de garde du corps. 

Pour conclure une histoire similaire mais cette fois-ci pas au niveau de gens qui nous gouvernent mais au niveau de citoyens. Alors que je visitais une amie à Madrid il y a quelques mois cette dernière se plaignait du cout de la vie. En effet elle avait dû prendre deux nouveaux crédits, le premier pour s'acheter un nouveau lave-vaisselle et un second pour s'acheter un nouveau sèche-linge. Ce sont en effet deux problèmes que je n'ai pas. Je lave ma vaisselle à la main et je sèche mon linge sur une corde à linge. Que cet esprit suisse continue à nous accompagner dans notre futur.

N. B. Ce texte a été écrit avant les événements de Charlie Hebdo. J'ai tout de même décidé de le mettre en ligne dans le contexte actuel. Afin de heurter personne j'ai ajouté les deux mots "en principe" en fin du cinquième paragraphe même si je ne les avais pas prononcés en Ukraine.

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L'allocution de la Présidente de la Confédération peut être téléchargée sur ce site

15:50 Publié dans Suisse | Tags : voeux 2015, présidente de la confédération | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

Je partage totalement cette appréciation. C'est la raison pour laquelle nous devons nos montrer intransigeants avec celles et ceux qui violent les principes sur lesquels nous fondons, collectivement notre "vivre ensembles". Pour que puisse exister le "contrat social" de Rousseau, il y a un préalable, c'est que la confiance existe entre les citoyens et entre les citoyens et leurs autorités.

Les temps modernes nous ont appris qu'il y a un préalable nécessaire, le respect. Sans respect la tolérance est impossible car nous ne pouvons raisonnablement pas être tolérants avec des individus qui ne nous respectent pas.

La conséquence, n'en déplaise à notre nouvelle présidente, est que la Suisse doit se montrer particulièrement rigoureuse dans les conditions d'acceptation des réfugiés qui frappent à sa porte. Notamment une notice claire, dans la langue du postulant, l'informant qu'au moindre écart aux règles de droit qui régissent notre pays, ils seront immédiatement refoulés.
A défaut la Suisse sera comme ses voisins, exposée de façon disproportionnée au risque islamiste.

Écrit par : Patrick | 08/01/2015

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