26/11/2015

Des skis chez un horloger

C'est avec grand plaisir que j'ai répondu présent hier à une invitation de la maison TAG Heuer. L'activité journalière sortait quelque peu des sentiers battus et c'est pourquoi je n'ai pas hésité une seconde à m'y joindre. Le programme était d'aller visiter une manufacture de skis, une première pour moi. C'est donc tôt le matin que j'ai rejoint un sympathique groupe pour prendre un bus en direction de Malters dans le canton de Lucerne.

En route, probablement quelque part au milieu du canton de Vaud, j'ai eu la possibilité de manipuler pour la première fois une montre connectée de Tag Heuer. Les lecteurs réguliers de mon blog connaissent mon opinion mitigée sur cette thématique. Pour être franc je ne crois pas au succès de ces montres qui me rappellent ces lunettes connectées qui auraient dues révolutionner notre monde et qui n'ont finalement été qu'un feu de paille. Je reste néanmoins très attaché à la maison TAG Heuer qui a aussi quelques jolis moteurs mécaniques à mettre sous ses capots, et qui sait, ils sauront peut-être un jour changer mon opinion sur les montres connectées même si j'en doute fortement.

Une fois arrivé à Malters nous nous sommes retrouvés devant la manufacture des skis Stöckli. Une maison fondée il y a très exactement 80 ans par Josef Stöckli. Elle compte aujourd'hui une cinquantaine de collaborateurs qui fabriquent près de 50'000 paires de skis par année. Une paire de skis Stöckli compte une dizaine de couches de matériaux différents. Son cœur reste cependant toujours en bois. Pour les adeptes du ski de randonnée et donc des skis légers j'ai eu le privilège de voir le cœur des skis de randonnée Stöckli. Il est majoritairement composé de balsa un bois connu pour son extrême légèreté.

Il fut également intéressant de voir la relation que Stöckli a avec le monde de la compétition. Cette relation est très proche à celle qu'a l'industrie automobile avec le monde du sport automobile. Des skis sur mesure sont développés pour équiper les meilleurs athlètes et seront ensuite souvent développés en modèle de série pour les années qui suivent. Stöckli et TAG Heuer ayant des valeurs communes, notamment un fort attachement à notre pays, ils ont unis leurs compétences pour développer un ski ensemble. Un modèle ayant un rayon de 14,9 mètres dont vous verrez une illustration plus bas et que vous pourrez notamment trouver dans une trentaine de boutiques TAG Heuer à travers le monde incluant celle de Genève.

C'est donc très heureux que je suis rentré hier soir à la maison avec un joli bonnet Stöckli sur la tête ainsi qu'un excellent morceau de fromage choisi par Jean-Claude Biver en personne. En ce qui concernent mes prochains skis il y a de forte chance que ce soient des Stöckli ceci notamment dû au fait qu'ils sont "swiss made" et que je l'ai vu de mes propres yeux. En ce qui concerne mon poignet ce sont toujours les montres mécaniques de Tag Heuer que je privilégie mais qui sait peut-être qu'un jour ils arriveront à me connecter.

stöckli,tag heuer

Pour visiter le site du fabriquant de skis cliquez ici et pour visiter le site de l'horloger cliquez ici.

15:15 Publié dans Horlogerie, Sport | Tags : stöckli, tag heuer | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

11/11/2015

Swatch vs stylos et rasoirs Bic

Il y a quelques semaines alors que j'étais posé derrière mon ordinateur je vis au coin de mon écran arriver un email d'un nom féminin qui m'était inconnu. Je m'empressai de l'ouvrir pour savoir qui se cachait derrière ce message. Comme cela m'arrive de temps en temps il s'agissait d'une étudiante, cette fois-ci basée à Zurich, qui souhaitait connaitre mon expertise horlogère pour un travail de diplôme.

Souhaitant participer activement à la transmission de matière grise de génération en génération j'acceptai avec plaisir de me prêter au jeu et c'est ce matin que j'ai eu une conversation téléphonique d'une bonne heure avec cette jeune femme. Le thème de la conversation fût principalement le sponsoring dans le monde horloger. Une conversation passionnante sur un thème intéressant que je ne vous résumerai pas sur ce blog car ce serait trop long.

Ceci dit, étant moi-même actif dans le domaine du marketing, je profitai à mon tour de lui poser une question qui pour moi était importante: "Comment avez-vous trouvé mon nom?". Sa réponse fût réjouissante. Elle me dit tout simplement: "Je suis allé sur le moteur de recherche Google et j'ai tapé les deux mots "blog horloger" et je vous ai trouvé en tête de liste.". J'en fût ravis.

En fin de conversation elle me posa une question qui d'un point de vu anthropologique fût extrêmement intéressante et je tiens à partager cela. Sa question fût: "Quelle a été votre première montre?". Je répondis que c'était une Swatch grise probablement reçue vers 1984 alors que j'avais cinq ou six ans. C'est là où je réalisai que je savais visiblement lire l'heure avant de savoir lire tout court. Je garde encore en souvenir mes parents qui m'expliquaient: "Ici c'est et quart, ici c'est et demi, ici c'est moins le quart et ici c'est pile...".

Ceci fut probablement la plus grande révolution de l'industrie horlogère au XXème siècle. En effet avant l'arrivée de la Swatch la montre était principalement un objet que l'on recevait une fois dans sa vie autour des seize ans au moment de sa confirmation, sa communion, bar mitzvah ou autre célébration marquant l'entrée dans l'âge adulte. Avec l'arrivée de la Swatch, une montre d'une cinquantaine de francs qui ne se réparait pas mais se jetait pour être remplacée par une montre neuve, ce paramètre avait clairement changé.

J'imagine encore avec amusement mes parents qui à l'époque pouvait demander l'heure à leur fils alors âgé de cinq ou six ans. Ceci devait être un argument amusant pour mon père actif dans l'industrie horlogère d'avoir un fils de cet âge qui savait déjà lire l'heure et bien entendu ceci avec des aiguilles et pas simplement en lisant les chiffres d'une montre digitale. L'arrivée de la Swatch est aussi à mettre en parallèle avec d'autres biens de consommation également jetable qui arrivèrent quelques années auparavant comme les stylos ou les rasoirs Bic.

Le tout est de savoir quel a été l'impact de ces produits d'entrée de gamme dans leurs divers secteurs. Un stylo jetable a-t-il apporté du positif au monde précieux et prestigieux des instruments d'écriture? La Swatch a-t-elle apporté du positif dans le secteur du haut de gamme de l'industrie horlogère? Je dirai bien entendu que oui. Ces produits accessibles habituent tout simplement le consommateur d'utiliser un stylo au lieu d'un appareil électronique, ils encouragent certains à se raser, et ils habituent le consommateur à chercher l'heure à leur poignet et pas ailleurs.

swatch

Cliquez sur l'image ci-dessus et vous pourrez ainsi accéder au site internet de la célèbre montre en plastique.

16:55 Publié dans Horlogerie | Tags : swatch | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

02/11/2015

L'industrie horlogère a son roman

C'est sur le blog d'un ami critique horloger dont je vous dévoilerai le nom plus bas que j'ai appris la sortie d'un nouveau roman sur l'industrie horlogère. Après la lecture de sa note je me suis dit que ce livre allait être pour l'industrie horlogère l'équivalant du livre "99 francs" de Frédéric Beigbeder sur le monde de la publicité. C'est donc avec un certain empressement que je me suis procuré ce livre afin de me plonger dans sa lecture.

Un peu comme dans le livre de Frédéric Beigbeder, Prune l'auteure de ce livre nommé "10 heures 10", y nomme les noms de marques existantes et parfois de manière un peu camouflée. La principale marque qui y est mentionnée se nomme "Gameo" y est également mentionné "Lorex" ou plus directement Cartier. Pour les deux premières marques il vous suffira d'inverser les syllabes ou remettre quelques lettres à leur place afin de trouver leurs vrais noms. Les plus anciens ayant été actif dans l'industrie horlogère reconnaitront du reste également dans le nom "Gameo" le véridique nom de la société distribuant cette même marque sur le marché suisse durant quelques années.

Ce livre de 282 pages se lit vite et surtout une fois qu'on le commence on a plus envie de s'arrêter avant sa dernière page. C'est l'histoire d'une jeune femme de 29 ans nommée Sarah qui travaille dans le service marketing de cette mystérieuse marque nommée "Gameo". L'on y parle notamment d'égéries passées et existantes de cette marque. Notamment l'une où l'on pourrait reconnaitre un mannequin très connu des années nonante notamment pour sa longue chevelure brune et son grain de beauté près de la bouche, son nom dans le livre est "Sandy Troforte". Egalement mentionnée dans ce livre "Nicky Kidding" qui pourrait être assimilée à une actrice australo-américaine ayant une longue chevelure blonde notamment connue pour son rôle dans le très beau film Australia. Quant au directeur général de la maison ses initiales sont les mêmes que celles du directeur général de la maison "Gameo" si l'on inverse ces syllabes.

Avant de conclure je dirai que c'est un livre amusant qui pourra certainement se trouver sous de nombreux sapins de noël d'ici à quelques semaines. Quant aux marques et aux personnes qui y sont parfois mentionnées ou à qui l'on fait allusion je dirai qu'il n'y a rien de bien méchant à leur égard. Je dirai même qu'il y a certainement bien des marques ou des personnes qui auraient aimées être présentes dans ce livre à leur place. Pour conclure, j'oubliais presque, c'est sur le blog de Grégory Pons que j'ai entendu parler de ce livre.

10 heures 10,prune

Ci-dessus mon livre qui sera bientôt transmit à la Bibliothèque de la Cité. Vous pourrez ainsi vous y rendre et certainement emprunter ce livre ou le réserver s'il est déjà emprunté. Quant au marque-page très horloger je le garde pour moi. Il s'agit de la carte de visite d'Antoine Simonin un collègue éditeur de livres horlogers. Si vous souhaitez acheter ce livre cliquez sur l'image pour plus d'informations.

16:58 Publié dans Horlogerie, Littérature | Tags : 10 heures 10, prune | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg