08/01/2016

Une Apple Watch au SIHH ?

Voilà quelques semaines que nous avons appris avec joie que le SIHH allait ouvrir ses portes à de nouvelles marques. Ce salon trop longtemps dominé par les marques du groupe Richemont a de son propre chef décidé d'accueillir sous son toit le "Carré des Horlogers" un espace qui regroupera 9 marques indépendantes. Une décision qui marque l'évolution positive de ce salon.

Inutile de vous citer ces neuf marques supplémentaires que j'apprécie toutes plus les unes que les autres et qui sont selon l'organisateur "devenue adulte" ce que je peux que confirmer. Une parmi elles s'est cependant démarquée ces dernières heures. Il s'agit de H. Moser & Cie également appelée "la Perle de Schaffhouse". Elle lançait il y a quelques heures une montre ressemblant un peu à une autre montre développée en Californie.

Cette montre ressemble peut-être un peu à la montre du géant de Cupertino mais son âme est bien différente. Son autonomie de minimum quatre jours la place clairement au-dessus du lot. Après quatre jours il ne sera même pas nécessaire de s'attacher à une prise électrique un peu comme s'il s'agissait  d'un vieux téléphone du milieu du siècle passé. Il suffira simplement de tourner sa couronne de quelques dizaines de tours et elle continuera à fonctionner quatre jours supplémentaires.

Inutile d'écrire beaucoup plus sur cette très belle montre qui a pleins d'atouts. Il ne reste plus qu'à dire bravo à cette marque du bord du Rhin qui est clairement devenue la marque préférée des vrais connaisseurs d'horlogerie pour cette région de la Suisse.

h. moser & cie

Cliquez sur ce lien pour trouver le site de la marque ou cliquez sur l'image pour voir une courte vidéo, connaitre plus de cette montre et surtout admirer son magnifique mouvement mécanique.

17:32 Publié dans Horlogerie | Tags : h. moser & cie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

04/01/2016

Voter aux urnes

Quelques jours après le second tour de l'élection de nos deux conseillers aux Etats genevois je lus dans notre chère Tribune de Genève le coup de gueule d'un lecteur (ou d'une lectrice) qui ne jugeait visiblement plus nécessaire de mobiliser tant de gens pour accueillir si peu de votants aux urnes les dimanches de votation.

La question qu'il faut se poser est s'il faut attendre le dernier dimanche entre 10h00 et 12h00 pour remplir son bulletin de vote ou le faire jusqu'à deux à trois semaines par avance soit par correspondance ou pour certains par internet. Ayant moi-même commencé à voter en 1996 alors que le vote par correspondance était déjà introduit j'ai durant une bonne quinzaine d'années toujours voté par correspondance et ensuite parfois par internet. Ceci dit voilà quelques votations que je me déplace aux urnes. Se déplacer aux urnes a ses avantages. Cela permet notamment d'écouter tous les arguments jusqu'à la dernière minute et de voir l'évolution du monde jusqu'au dernier moment.

Dans un bon nombre de scrutins étrangers le vote par correspondance ou par internet n'est pas possible. En 2004 par exemple le parti politique de l'espagnol Aznar ne fut pas reconduit à la présidence du gouvernement espagnol. La raison principal de cet échec fut certainement que son gouvernement attribua hâtivement les attentats de Madrid, ayant eu lieu trois jours avant le scrutin, à l'organisation séparatiste basque ETA alors qu'il s'agissait d'Al-Quaïda et que ceci mit en cause la politique d'Aznar au Moyen-Orient à quelques heures du scrutin. Si 80% des Espagnols avaient voté avant les attentats le parti politique d'Aznar aurait certainement été reconduit à la tête du gouvernement espagnol.

Dans un contexte moins dramatique l'annonce de la prime de départ de 72 millions de francs suisses attribuée à Daniel Vasella quelques jours avant le vote de l'initiative contre les rémunérations abusives a certainement aussi modifié la donne pour ceux qui ont voté après cette annonce. Egalement voter aux urnes est aussi la seule manière de rompre soi-même la chaine entre sa carte de vote et son bulletin de vote et ainsi garantir soi-même l'anonymat de son vote. Aussi le vote aux urnes est certainement moins influencé qu'un vote spontané qui peut se faire en direct sur une tablette numérique en regardant par exemple un trublion valaisan aux cheveux longs faire son discours à la télévision.

Ceci dit, si vous voulez regarder les débats politiques avec plus d'intérêt et jusqu'à la dernière minute pouvoir rallier un camp ou l'autre allez donc voter dans vos mairies vous verrez la saveur est toute autre dans le suivi de notre vie politique.

votations

Pour ceux qui n'ont jamais voter "pour de vrai" ci-dessus voilà à quoi cela ressemble.

15:34 Publié dans Genève, Monde, Suisse | Tags : votations | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

21/12/2015

Les célébrations de l'Escalade

Comme chaque année alors que les nuits deviennent plus longues et que la météo ne va pas vraiment dans une direction printanière heureusement que nous avons ici à Genève les célébrations de l'Escalade. Elles nous réchauffent à coup de soupe aux légumes, elles nous adouci à coup de marmite en chocolat et pour les plus sportifs elles nous revigorent en fonçant à toute allure sur les pavés de la vieille ville.

Comme presque chaque année depuis près de dix ans mes célébrations commencèrent cette année par la course de l'Escalade. Quel plaisir d'y participer surtout avec les améliorations qui y ont été apportées cette année. Les départs désormais échelonnés, pour une grande partie des courses, non pas par catégorie d'âge mais par allure des participants furent une nette amélioration. Quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver dans le même bloc de départ d'un ancien collègue désormais devenu le numéro un d'une grande maison horlogère. Bravo à lui et que son esprit sportif brille sur cette belle maison.

Mes célébrations se poursuivirent le même jour au sein du local de la section genevoise du Club Alpin Suisse que j'ai récemment rejoint. Afin d'y célébrer le 150ème anniversaire de sa création un bon nombre de membres participèrent cette année à la course de la marmite ceci suivi d'une sympathique collation au sein de leur local. J'y eus le plaisir de voir comment s'y passe le rite du bris de la marmite en chocolat. Avec une certaine logique c'est avec l'aide de piolets qu'on y brise la marmite.

Le weekend suivant je me préparai pour vivre la plus belle partie des célébrations. Membre depuis un certain temps de la Compagnie de 1602 j'ai le plaisir d'y avoir obtenu un costume l'an passé. Mon weekend fut donc vécu dans un costume historique au sein du groupe des pasteurs et professeurs qui ont la chance d'entourer Théodore de Bèze lors du grand cortège du dimanche soir.

Alors que je rejoignais le départ de ce cortège vêtu d'une robe noire, emblème de tout pasteur au moment de la réforme, je croisai Manuel Tornare en train de distribuer des tracts. Il m'en tendit un avec son grand sourire et me dit: "Voilà pour vous Monsieur le Pasteur". Ma réponse fut: "Je vous remercie Monsieur Tornare j'en parlerai au culte". Après cet intermède amusant avec ce politicien ma participation à mon second cortège avec mes amis pasteurs et professeurs d'un weekend commença.

Alors que nous étions entre la première et la seconde proclamation, c'est à dire entre la place du Bourg-de-Four et du Molard, une envie pressante probablement due au vin chaud arriva. Alors que je pensais discrètement m'éclipser seul aux toilettes publics de la place Molard sans que personnes ne me voient je réalisai qu'il y avait déjà quelques bonnes dizaines de figurants encolonnés à ce lieu. Je ne vis jamais autant de monde en même temps dans ces toilettes publics auparavant.

escalade,

Ci-dessus une des marmites habituellement brisée par le benjamin et le doyen d'une assemblée. Selon les dires d'un ancien la phrase rituelle à prononcer est "Ainsi périssent les ennemis de la République" et non pas "Ainsi périrent..." la sentence étant symboliquement toujours active.

15:56 Publié dans Genève, Sport | Tags : escalade | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

01/12/2015

Horlogerie et Union européenne...

Vous trouverez ci-dessous une courte intervention télévisée de ma part suite à un débat sur l'importance de la relation Suisse-Europe pour le canton de Genève. Après avoir écouté avec attention quelques politiciens et entrepreneurs à qui l'on a visiblement donné la parole car ils étaient fortement attachés aux accords bilatéraux je me suis permis de donner un son de cloche un peu plus nuancé.

En effet alors que ceux qui s'étaient exprimé avant moi vantaient l'importance de l'Union européenne pour notre pays je me suis permis de minoriser quelque peu l'importance de l'Union européenne. Je me suis en effet permis d'exposer mon expérience de plus d'une décennie au sein de l'industrie horlogère et j'ai notamment mis en avant la proportion relativement faible des exportations horlogères suisses vers l'Union européenne.

Septante à quatre-vingts pourcents des exportations horlogères sont en effet réalisées en dehors de l'Union européenne. Il est notamment important de noter que lorsque une montre chère se vend au sein de l'Union européenne ceci se passe bien souvent dans des lieux comme la Place Vendôme à Paris ou sur New Bond Street à Londres où le client est aussi bien souvent un touriste qatari, russe, chinois ou américain.

Je me suis également permis de m'exprimer sur la libre circulation des personnes où il faut aussi communiquer la vérité sans se voiler la face. Depuis quelques années un nombre plus important des élèves qui sortent des écoles horlogères suisses continuent après leur formation de quatre ans une formation complémentaire de deux ans car ils ne trouvent pas d'emploi. Nous avons depuis quelques années en Suisse des horlogers qui ne trouvent pas de travail. Un accompagnement est nécessaire dans ce domaine.

Concernant l'entreprise qui est régulièrement mentionnée dans le reportage ci-dessous, qui porte notamment le nom d'un quartier de Genève où elle n'est plus, il est important de mentionner qu'elle appartient à un conglomérat dont le siège est à Zurich qui fait également une très grande partie de son chiffre d'affaire en dehors de l'Union européenne. Ne nous laissons donc pas berner l'Europe a son importance mais elle n'est pas le centre du monde.

Suisse, Union européenne,

Ci-dessus un lien vers l'émission où j'interviens entre 01:40 et 02:45

10:23 Publié dans Genève, Horlogerie, Monde, Suisse | Tags : suisse, union européenne | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

26/11/2015

Des skis chez un horloger

C'est avec grand plaisir que j'ai répondu présent hier à une invitation de la maison TAG Heuer. L'activité journalière sortait quelque peu des sentiers battus et c'est pourquoi je n'ai pas hésité une seconde à m'y joindre. Le programme était d'aller visiter une manufacture de skis, une première pour moi. C'est donc tôt le matin que j'ai rejoint un sympathique groupe pour prendre un bus en direction de Malters dans le canton de Lucerne.

En route, probablement quelque part au milieu du canton de Vaud, j'ai eu la possibilité de manipuler pour la première fois une montre connectée de Tag Heuer. Les lecteurs réguliers de mon blog connaissent mon opinion mitigée sur cette thématique. Pour être franc je ne crois pas au succès de ces montres qui me rappellent ces lunettes connectées qui auraient dues révolutionner notre monde et qui n'ont finalement été qu'un feu de paille. Je reste néanmoins très attaché à la maison TAG Heuer qui a aussi quelques jolis moteurs mécaniques à mettre sous ses capots, et qui sait, ils sauront peut-être un jour changer mon opinion sur les montres connectées même si j'en doute fortement.

Une fois arrivé à Malters nous nous sommes retrouvés devant la manufacture des skis Stöckli. Une maison fondée il y a très exactement 80 ans par Josef Stöckli. Elle compte aujourd'hui une cinquantaine de collaborateurs qui fabriquent près de 50'000 paires de skis par année. Une paire de skis Stöckli compte une dizaine de couches de matériaux différents. Son cœur reste cependant toujours en bois. Pour les adeptes du ski de randonnée et donc des skis légers j'ai eu le privilège de voir le cœur des skis de randonnée Stöckli. Il est majoritairement composé de balsa un bois connu pour son extrême légèreté.

Il fut également intéressant de voir la relation que Stöckli a avec le monde de la compétition. Cette relation est très proche à celle qu'a l'industrie automobile avec le monde du sport automobile. Des skis sur mesure sont développés pour équiper les meilleurs athlètes et seront ensuite souvent développés en modèle de série pour les années qui suivent. Stöckli et TAG Heuer ayant des valeurs communes, notamment un fort attachement à notre pays, ils ont unis leurs compétences pour développer un ski ensemble. Un modèle ayant un rayon de 14,9 mètres dont vous verrez une illustration plus bas et que vous pourrez notamment trouver dans une trentaine de boutiques TAG Heuer à travers le monde incluant celle de Genève.

C'est donc très heureux que je suis rentré hier soir à la maison avec un joli bonnet Stöckli sur la tête ainsi qu'un excellent morceau de fromage choisi par Jean-Claude Biver en personne. En ce qui concernent mes prochains skis il y a de forte chance que ce soient des Stöckli ceci notamment dû au fait qu'ils sont "swiss made" et que je l'ai vu de mes propres yeux. En ce qui concerne mon poignet ce sont toujours les montres mécaniques de Tag Heuer que je privilégie mais qui sait peut-être qu'un jour ils arriveront à me connecter.

stöckli,tag heuer

Pour visiter le site du fabriquant de skis cliquez ici et pour visiter le site de l'horloger cliquez ici.

15:15 Publié dans Horlogerie, Sport | Tags : stöckli, tag heuer | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

11/11/2015

Swatch vs stylos et rasoirs Bic

Il y a quelques semaines alors que j'étais posé derrière mon ordinateur je vis au coin de mon écran arriver un email d'un nom féminin qui m'était inconnu. Je m'empressai de l'ouvrir pour savoir qui se cachait derrière ce message. Comme cela m'arrive de temps en temps il s'agissait d'une étudiante, cette fois-ci basée à Zurich, qui souhaitait connaitre mon expertise horlogère pour un travail de diplôme.

Souhaitant participer activement à la transmission de matière grise de génération en génération j'acceptai avec plaisir de me prêter au jeu et c'est ce matin que j'ai eu une conversation téléphonique d'une bonne heure avec cette jeune femme. Le thème de la conversation fût principalement le sponsoring dans le monde horloger. Une conversation passionnante sur un thème intéressant que je ne vous résumerai pas sur ce blog car ce serait trop long.

Ceci dit, étant moi-même actif dans le domaine du marketing, je profitai à mon tour de lui poser une question qui pour moi était importante: "Comment avez-vous trouvé mon nom?". Sa réponse fût réjouissante. Elle me dit tout simplement: "Je suis allé sur le moteur de recherche Google et j'ai tapé les deux mots "blog horloger" et je vous ai trouvé en tête de liste.". J'en fût ravis.

En fin de conversation elle me posa une question qui d'un point de vu anthropologique fût extrêmement intéressante et je tiens à partager cela. Sa question fût: "Quelle a été votre première montre?". Je répondis que c'était une Swatch grise probablement reçue vers 1984 alors que j'avais cinq ou six ans. C'est là où je réalisai que je savais visiblement lire l'heure avant de savoir lire tout court. Je garde encore en souvenir mes parents qui m'expliquaient: "Ici c'est et quart, ici c'est et demi, ici c'est moins le quart et ici c'est pile...".

Ceci fut probablement la plus grande révolution de l'industrie horlogère au XXème siècle. En effet avant l'arrivée de la Swatch la montre était principalement un objet que l'on recevait une fois dans sa vie autour des seize ans au moment de sa confirmation, sa communion, bar mitzvah ou autre célébration marquant l'entrée dans l'âge adulte. Avec l'arrivée de la Swatch, une montre d'une cinquantaine de francs qui ne se réparait pas mais se jetait pour être remplacée par une montre neuve, ce paramètre avait clairement changé.

J'imagine encore avec amusement mes parents qui à l'époque pouvait demander l'heure à leur fils alors âgé de cinq ou six ans. Ceci devait être un argument amusant pour mon père actif dans l'industrie horlogère d'avoir un fils de cet âge qui savait déjà lire l'heure et bien entendu ceci avec des aiguilles et pas simplement en lisant les chiffres d'une montre digitale. L'arrivée de la Swatch est aussi à mettre en parallèle avec d'autres biens de consommation également jetable qui arrivèrent quelques années auparavant comme les stylos ou les rasoirs Bic.

Le tout est de savoir quel a été l'impact de ces produits d'entrée de gamme dans leurs divers secteurs. Un stylo jetable a-t-il apporté du positif au monde précieux et prestigieux des instruments d'écriture? La Swatch a-t-elle apporté du positif dans le secteur du haut de gamme de l'industrie horlogère? Je dirai bien entendu que oui. Ces produits accessibles habituent tout simplement le consommateur d'utiliser un stylo au lieu d'un appareil électronique, ils encouragent certains à se raser, et ils habituent le consommateur à chercher l'heure à leur poignet et pas ailleurs.

swatch

Cliquez sur l'image ci-dessus et vous pourrez ainsi accéder au site internet de la célèbre montre en plastique.

16:55 Publié dans Horlogerie | Tags : swatch | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg